Seau d’eau chaude

septembre 2, 2006

Dans tes mains au chaud

Je fonds comme une noix

Du beurre sur le dos

L’oreille à ta voix

Je perle de plaisir

Au bord de l’éternuement

Les tripes qui voudraient rire

Comme si ça chatouille dedans

Comme une envie de croquer

De mordre à belles dents

Dans un met qu’il faudrait sucer

Apprécier doucement

Comme le soleil dans la face

Devant un putain de paysage

Que même entre tes doigts ça passe

Que tu peux juste gueuler de rage

Comme une soif  qui taraude

Sous un soleil de plomb

Qu’on t’apporte de l’eau chaude

Et une éponge pour gueuleton

C’est comme le bouquet final

Qui péterait dès le début

Puis une fusée intersidérale

Qui n’atterrirait plus

C’est une faim quasi rassasiée

Un gâteau encore dans le four

C’est vouloir se gratter

Et avoir les bras trop courts

C’est s’exploser un bouton

Ou péter en public

Rentrer un cube dans un trou rond

Ou avaler un bonbon qui se chique

C’est vouloir mais ne pas pouvoir

C’est être sur le point de…

C’est ouvrir grand les yeux dans le noir

Etre au bord de…

C’est puissant comme un orage

C’est beau comme un précipice

C’est bon comme 1000 mètres à la nage

Comme retenir la dernière goutte quand tu pisses

C’est une insatisfaction prolongée

Une envie irrésolue

Une gêne adorée

Ton membre dans mon cul.